« L’intérêt de la Uncode School : professionnaliser le monde du No-Code et apporter les fondamentaux aux Product Builders »

Le tour d’horizon des meilleures formations pour product manager fait un petit pas de côté aujourd’hui avec un nouveau bootcamp sur le No-Code : Uncode School. On en parle avec Milan Boisgard, son fondateur.

💡 Cet article fait partie de notre dossier sur les meilleures formations en product management 💡

Bonjour Milan, peux-tu rappeler la génèse de Uncode School pour commencer ?

Milan Boisgard : J’ai personnellement un parcours très entrepreneurial avec le lancement, il y a quelques années, de deux boîtes autour de la réalité virtuelle. Cela fait très longtemps que j’utilise des outils d’automatisation, comme IFTTT par exemple, même si cela ne s’appelait pas encore no-code.

Durant le confinement, j’ai décidé d’approfondir le sujet. J’aime écrire et transmettre sur les sujets techs. J’ai d’ailleurs été formateur à l’école de code Simplon. J’ai donc décidé de lancer une newsletter, No Code Station, qui, chaque semaine, fait le tour des actualités sur les outils no-code et présente les jobs dans le domaine.

Aujourd’hui, elle compte plus de 3 000 abonnés, ce qui valide un certain intérêt et une vraie appétence pour le sujet. Et c’est de cette newsletter que découle le bootcamp.

« Je suis convaincu que le métier de Product Builder va se développer dans les années à venir » (Milan Boisgard)

Tu sentais un besoin de formation de tes lecteurs et lectrices ?

M.B. : Tout à fait. Le No-Code est un peu un buzzword. Il y a une vraie nécessité de structurer le marché afin de le rendre plus compréhensible. Et de faire prendre conscience aux entreprises en quoi elles ont intérêt à l’utiliser. 

Je vois trois grands profils types qui pourraient beaucoup gagner à utiliser le no-code :

  • les salariés en entreprise (Product Managers, Ops, Sales… l’horizon est très large en soi)
  • les entrepreneurs (notamment celles et ceux qui ne trouvent pas de CTO)
  • et les freelances pour qui, c’est une vraie corde à leur arc pour mener des projets de A à Z

Avant de parler du programme de la formation concrètement, peux-tu nous expliquer comment tu l’as construite ?

M.B. : En fait, je me suis beaucoup basé sur les besoins du marché. La première année de ma newsletter, j’ai relayé plus de 200 jobs autour du no-code. Cela m’a permis d’identifier les outils et compétences les plus en adéquation avec le marché : Webflow, Bubble, Integromat, Zapier, Javascript…

Par ailleurs, la vraie problématique à l’heure actuelle, c’est que le profil no-code n’est pas vraiment clair aux yeux de beaucoup d’entreprises. On voit toute sorte de dénomination : no-code maker, ingénieur no-code, chef de projet no-code etc. C’est la raison pour laquelle j’en suis arrivé à la dénomination de Product Builder. Je suis convaincu que ce métier va se développer dans les années à venir. La clef de voûte de la formation, c’est justement d’en connaître tous les fondamentaux selon moi.

OK. Parle-nous maintenant du bootcamp en lui-même. Comment cela se passe ?

M.B. : C’est un programme de 8 semaines en présentiel et à temps plein. Le choix pédagogique du présentiel me tenait à cœur. Cela me semblait difficile d’être 8 semaines devant son ordinateur pour suivre une formation. Puis, voici comment cela se déroule :

1ère semaine : Product Management

On commence par s’intéresser exclusivement à la culture produit et notamment au travail de prototypage sur Figma.

2e semaine : Code

Cela peut sembler paradoxal pour un bootcamp no-code… mais le code fait partie intégrante de la culture no-code ! Il y a des concepts qu’on ne peut comprendre qu’à partir de notions en programmation. Donc, cette semaine, on s’intéresse aux langages HTML, CSS, Javascript et à quelques concepts d’algorithmie.

3e et 4 semaine : Webflow

Après HTML et CSS, il est cohérent de commencer le no-code par le côté visuel et front. On insiste ici sur le fonctionnement de l’outil. On utilise notamment la méthodologie “Client First” pour apprendre comment bien démarrer dessus pour bâtir des projets scalables.

On pense que les outils no-code, c’est juste pour aller vite. Certes, mais il ne faut pas oublier que, pour un usage professionnel, il est important de suivre les méthodes du monde du Web et donc de construire des choses qui sont peuvent se maintenir et se transmettre facilement à d’autres personnes.

L’intérêt de cette formation n’est en effet pas d’apprendre juste à faire un glisser – déposer. Mais vraiment de professionnaliser le monde du no-code.

5e semaine : les automatisations

Là, on s’intéresse à des cas d’usage et on fait des exercices pratiques pour voir comment remplacer des process par exemple. Avec des outils comme Airtable, Make (anciennement Integromat), Notion etc.

6e, 7e et 8e semaine : réalisation d’application Web avec Bubble

On finit par cet outil incontournable !

J’ajoute que, durant ces 8 semaines, les participant(e)s suivent un projet fil rouge, qu’il présente la dernière semaine, à l’occasion d’un demo day. Le but est évidemment de s’approprier les apprentissages en rassemblant les différents outils traités durant le bootcamp.

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Et concrètement, qu’est-il inclus durant ces semaines ?

M.B. : Les journées s’étalent de 9h30 à 17h, puis il y a une heure de soutien de 17h à 18h pour les personnes qui en ressentent le besoin. Grosso modo, le matin est dédié à l’apprentissage de nouveaux concepts. Et l’après-midi est plutôt consacré à la réalisation d’exercices plus complexes et l’avancement du projet fil rouge.

On a 3 formateurs : une personne la première semaine sur le produit, une sur Bubble en fin de bootcamp et moi je m’occupe du reste.

Comment se déroulent les inscriptions ?

M.B. : L’inscription se fait sur le site. A partir de là, il y a au moins un appel de sélection. On va aussi vraisemblablement ajouter un cas pratique. 

Je précise qu’il n’y a pas de pré-requis en particulier. Pas besoin d’avoir nécessairement utilisé des outils no-code avant. Il est tout de même préférable d’avoir une expérience dans le Web au préalable. 

Un dernier mot sur ta vision des Product Builders : quel place ce rôle va-t-il prendre dans les organisations produit selon toi ?

M.B. : Cela va évidemment dépendre des produits. Mais je pense que dans certains cas, on assistera à une notion de quadriforce. Les Product Builders viendront s’ajouter à la triforce traditionnelle, dev’, designer et product manager.

D’ailleurs, le no-code ne va pas remplacer les dev’ mais va leur permettre de se concentrer sur des sujets à plus haute valeur ajoutée, comme de l’IA, de l’algorithmie ou de la gestion d’API. Pas besoin de coder une n-ième fois des choses qui ont déjà été faites auparavant, les Product Builders pourront s’en occuper.

Les outils internes sont souvent les grands oubliés du produit également. Là, avec les Product Builders, les différentes équipes vont pouvoir gagner en productivité et travailler de manière plus agréable. 

Enfin, une grande opportunité du no-code pour moi, c’est que cela peut permettre aux femmes d’être plus présentes dans la tech.


La formation Uncode School en no-code

– Les infos pratiques –

INFORMATIONS GENERALES
📍 LIEU : Paris 3e
🚀 DATE DE CREATION : 2022
📅 SESSIONS PAR AN :  4
💬 LANGUE DE LA FORMATION : Français

FINANCEMENT
💰 PRIX : 4 900 € HT
🏦 CPF : Oui

FORMAT
ℹ️ TYPE DE FORMATION : Bootcamp
💻 PHYSIQUE / EN LIGNE ? Physique
🎓 TAILLE DES PROMOS : 12 personnes maximum
🕐 DURÉE : 8 semaines

SELECTION
🚧 DOSSIER DE SELECTION : A remplir en ligne

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