Épisode 10 : Apprends à faire un usage responsable de l'IA et à consommer moins de tokens (LE TICKET PREMIUM)


Épisode 10 : Apprends à faire un usage responsable de l'IA et à consommer moins de tokens

Durée : 16 min

📌 Objectif de la vidéo : Comprendre ce qu'est un token et les leviers pour moins en consommer

💡 À retenir : Les 5 bonnes pratiques à adopter :

  1. Se poser la bonne question : tâche déléguée à l'IA ou humain ?
  2. Le bon modèle pour la bonne tâche
  3. Un prompt clair, pas bavard
  4. MCP : trouver le bon périmètre
  5. 1 conversation = 1 sujet

[00:08:14] Elsa

Hello hello, on se retrouve pour un nouvel épisode de la formation Claude Code pour les product managers et c'est malheureusement la dernière vidéo. Yoann est très triste, mais content de partir en vacances en ayant fini cette série.


[00:23:44] Elsa

On va parler aujourd'hui d'un sujet qui nous tient particulièrement à cœur : comment avoir un usage raisonné de l'IA générative. C'est un sujet qu'on aborde dans toutes nos formations. Ces outils sont formidables, mais il est important de comprendre leur impact environnemental. On va aussi vous donner des clés pour consommer moins de tokens, ce qui aura un impact écologique mais aussi vous permettra d'arriver moins vite aux limites de vos plans. Première question, Yoann : qu'est-ce qui consomme le plus quand on parle d'IA générative ?


[00:57:39] Yoann

Cette question me brûle les lèvres, je préfère que tu me donnes la réponse.


[01:09:90] Elsa

Je vais vous partager une étude publiée par Mistral il y a quelques mois. Les chiffres ont peut-être un peu évolué, mais c'est intéressant à garder en tête. Ce qui consomme le plus écologiquement, c'est surtout l'entraînement des modèles, qui représente environ 90 % des émissions de gaz à effet de serre et de la consommation d'eau (nécessaire pour refroidir les serveurs). La construction des cartes graphiques est aussi assez polluante. Ce que Mistral met sur la même ligne, c'est l'entraînement et l'inférence (la mise à disposition du modèle aux utilisateurs), ce qui rend difficile d'évaluer la part exacte de chacun. Mais retenez que entraînement et utilisation massive sont ce qui consomme le plus. Tout le reste est assez anecdotique.


[02:32:32] Yoann

Et comme on n'a pas d'emprise sur l'entraînement, notre seul levier, c'est comment on utilise les modèles.


[02:40:62] Elsa

Pour vous donner un ordre de grandeur : un prompt moyen, c'est environ 400 tokens, ce qui correspond à peu près à 10 secondes de streaming en ligne, soit environ 0,05 L d'eau (l'eau nécessaire à la pousse d'un petit radis rose). Intéressant à garder en tête.


[06:10:11] Elsa

Comment bien utiliser ces tokens ? D'abord, et ça peut paraître évident, se poser la bonne question : est-ce que cette tâche mérite d'être déléguée à l'IA ? L'IA générative est un super outil pour éviter la page blanche, faire un premier draft, explorer des pistes, créer des agents challengeurs, résumer, reformuler, traduire, coder, prototyper. Mais il y a des choses à ne pas déléguer, notamment tout ce qui a un caractère humain : la relation, la relecture attentive, les slides qu'on découvre en présentant. Se poser cette question avant même de commencer, c'est peut-être ce qui vous fera économiser le plus de tokens.


[07:28:44] Yoann

Si on zoome sur les leviers disponibles, le premier c'est le choix du modèle. On a tendance à prendre le modèle le plus puissant par défaut, "au cas où". Mais plus le modèle est puissant, plus il consomme. Chez Anthropic, il y a quatre grandes familles de modèles. Haiku est le plus léger : rapide, idéal pour trier, extraire, reformuler. Ne sous-estimez pas ses performances sur les tâches simples. Sonnet est le bon équilibre pour les tâches du quotidien : rédiger, coder, analyser. C'est souvent le bon outil par défaut. Opus et le dernier-né, conçus pour des raisonnements complexes sur des tâches qui peuvent durer plusieurs heures, consomment beaucoup plus. Arrêtez de prendre le modèle le plus puissant par défaut. Sonnet couvre largement 90 % des usages.


[09:13:30] Elsa

Deuxième levier : un bon prompt. Un prompt clair vous évitera de nombreux allers-retours. Ce qu'est un bon prompt : un objectif clair (ce que vous voulez obtenir), un format précis (nombre de slides, durée, longueur...), et une intention à la fois. Ne demandez pas 10 choses en même temps à un LLM : la qualité de la réponse sera moindre et vous allez itérer indéfiniment. Objectif, format, une intention : vous aurez des réponses justes dès le premier essai.


[10:50:09] Yoann

Et enfin, ceux qui consomment le plus : les connecteurs MCP. On a tendance à tout connecter par défaut, mais chaque appel MCP implique de scanner toutes les fonctions disponibles, chercher la bonne information, vous la retourner, potentiellement réécrire. Énormément d'opérations, donc énormément de tokens. La règle : utilisez les connecteurs uniquement quand vous en avez besoin, et guidez Claude précisément (donnez l'ID du channel Slack, l'URL de la page Notion). Un prompt vague qui fouille dans tout Notion va consommer énormément de tokens pour pas grand-chose. Et si vous pouvez tout faire avec des fichiers locaux, c'est l'idéal : Claude accède directement aux fichiers texte, sans aller-retour réseau.

Un dernier point sur le contexte : quand vous ouvrez une conversation, vous avez une fenêtre de contexte avec un budget de tokens qui se consomme progressivement. Tout l'historique, tous les fichiers joints, tous les résultats MCP sont relus à chaque message. Au-delà de 50-60 % de la fenêtre de contexte, les réponses deviennent de moins en moins pertinentes. Donc le petit "merci" en fin de conversation, on peut s'en passer : ça recharge toute la conversation pour rien.


[14:01:45] Elsa

Les cinq choses à retenir. 1. Se demander si l'IA est vraiment le bon outil. Tout ce qui a un caractère humain, gardez-le pour vous. 2. Choisir le bon modèle pour la bonne tâche. Par défaut : Sonnet, qui couvre 90 % des usages. 3. Un prompt clair (objectif, format, une intention) vous évitera des allers-retours inutiles. 4. Les MCP : choisissez-les avec soin, guidez Claude précisément, et préférez les fichiers locaux quand c'est possible. 5. Le contexte est limité : ne laissez pas une conversation s'étirer indéfiniment. Une nouvelle session, c'est un budget frais.

Merci d'avoir suivi ces 10 vidéos avec nous.


[16:04:19] Yoann

C'était un super moment. On se connaît pas encore, mais on a été contents d'échanger avec vous.


[16:08:18] Elsa

N'hésitez pas à nous contacter sur LinkedIn si vous avez des questions ou si vous voulez en savoir plus sur Claude Code. On donne aussi des formations.


[16:18:29] Yoann

Merci Kevin, merci Tanguy. On espère que ces vidéos vous seront super utiles. On a hâte de voir tout ce que vous allez créer. Bon été.


[16:28:22] Elsa

Ciao.

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Épisode 9 : Génère tes slides avec Claude Design (LE TICKET PREMIUM)


Épisode 9 : Génère tes slides avec Claude Design

Durée : 14 min

📌 Objectif de la vidéo : Apprendre à connecter ton design system à Claude Design puis préparer le plan de ses slides sur Claude Code, avant de les mettre en forme sur Claude Design

📋 À faire à la fin de la vidéo :

  • ⃞ Crée ton design system dans Claude Design
  • ⃞ Fais écrire ton plan par Claude Code
  • ⃞ Réalise ta présentation avec Claude Design

[00:08:24] Elsa

Hello hello, c'est Elsa de Hymaïa et on se retrouve pour un nouvel épisode de la formation Claude Code pour les product managers, l'épisode 9. Aujourd'hui, on va parler d'un sujet un peu spécial mais qui reste dans la suite Claude. On ne va pas parler de Claude Code, mais de Claude Design.

Ce qu'on va voir aujourd'hui, c'est comment générer des slides très rapidement avec votre design system. Le cas d'usage est le suivant : vous avez toutes vos données de projet sur Notion et, assez régulièrement, en tant que product manager, vous devez produire des récaps, des points mensuels ou bimensuels pour informer la tribu de l'avancement. C'est ce qu'on va faire aujourd'hui : voir comment générer des slides très rapidement à partir d'une base de données externe, pour gagner du temps sur la création de visuels, un exercice souvent chronophage et à faible valeur ajoutée pour un product manager.


[01:02:12] Elsa

Claude Design, c'est quoi ? C'est un outil intégré à l'écosystème Claude, spécialisé dans la création de visuels : prototypes, slide decks, etc. Il produit du contenu charté, c'est vraiment son point fort : il connaît votre marque, met en page, et vous permet d'itérer très facilement. On peut aussi générer du HTML à partir de Claude Code, mais Claude Design reste spécialisé dans la création de visuels. Il dispose d'un studio propre au design qui permet d'itérer sur le texte sans repasser par l'IA générative : modifier du texte, déplacer des éléments, etc. Alors qu'avec du HTML généré via Claude Code, vous seriez obligé d'itérer via l'IA ou directement dans le code. C'est donc vraiment pratique pour ajuster ce qui a été créé par l'IA.


[02:02:44] Elsa

Première étape : configurer notre design system. Plusieurs manières de le faire dans Claude Design. Soit à partir de votre base de code, soit à partir d'un fichier de configuration Figma (c'est ce qu'on va voir aujourd'hui), soit en le configurant à la main (couleurs, logos, radius, etc.), ce qui marche aussi très bien mais est plus chronophage. Nous, on va utiliser le fichier Figma puisqu'on en a un.


[02:32:15] Elsa

Ce que je vous conseille honnêtement, c'est d'écrire votre plan avec Claude Code d'abord, et une fois que vous avez itéré dessus, d'aller sur Claude Design pour générer vos visuels. N'itérez pas directement dans Claude Design, car il génère des slides quasiment à chaque question posée. C'est plus facile d'itérer sur du texte, et une fois que vous êtes sûr de votre plan, vous passez au design. Plutôt que de générer un design, se rendre compte que ce n'est pas le bon plan, et tout recommencer, ce qui consomme beaucoup plus de tokens. Ça vous fera aussi gagner du temps. Donc : on itère sur le plan avec Claude Code, et on le réalise dans Claude Design. On est parti pour la démo ?


[03:16:11] Elsa

Petite présentation de comment on accède à Claude Design. Aujourd'hui, il n'est accessible que sur l'application web, pas sur l'application desktop (ça changera peut-être selon le moment où vous regardez cette vidéo). Pour y accéder, il faut aller sur Claude depuis un navigateur, vous avez ici le petit onglet Design. Vous avez votre prompt box classique où vous pouvez choisir le design system à appliquer, choisir le template (qu'est-ce que vous voulez générer : des slides, un prototype, un wireframe, des documents, une animation, etc.) et choisir le modèle.


[04:06:58] Elsa

Ici, vous retrouvez tous vos anciens projets et tous vos design systems, ainsi que vos templates d'entreprise spécifiques le cas échéant. C'est parti, on va créer notre design system.


[04:20:72] Elsa

On va le créer en connectant un Figma, et on va l'appeler "Formation".


[04:33:63] Elsa

Comme je le disais, vous pouvez soit mettre un lien vers votre base de code sur GitHub, soit un fichier source local, soit un fichier .fig (fichier de configuration Figma, c'est ce qu'on va faire aujourd'hui), soit uploader des fonts ou des logos à la main.


[04:58:24] Elsa

Je suis sur le Figma de mon entreprise, sur le design system de Hymaïa 2026. J'ai tout ce qu'il faut : des couleurs, des titres, des logos, etc. Je clique sur le menu Figma, "File", puis "Save local copy".


[05:23:89] Elsa

Ça télécharge mon fichier local, j'ai bien un DS en .fig. Une fois téléchargé, je peux le déposer ici, et continuer la génération.


[05:49:73] Elsa

Il va créer mon design system, ça peut prendre quelques minutes.


[05:56:0] Elsa

En attendant, je vais commencer à préparer mon plan pour mon deck de slides. Pour rappel, ma base de données, c'est mon board Notion où je fais avancer les différents tickets de mes projets en cours. On va partir de ces données pour créer le plan du deck avec Claude Code.


[06:22:96] Elsa

Pour rappel, mon MCP est configuré, j'ai bien accès à toute la donnée sur Notion.


[06:39:41] Elsa

Je lui ai demandé de construire avec moi les slides pour mon point mensuel avec les stakeholders, pour les tenir au courant de l'avancement de nos différents projets, à partir de ce board Notion. Je mets bien le lien du board.


[06:58:79] Elsa

Il me dit à peu près tout ce qu'il a trouvé sur les différents projets : les statuts, etc. Il me demande ce que je veux exactement. Moi, je veux seulement le plan des slides. Des slides de contexte, oui.


[07:35:60] Elsa

Je lui ai dit que je voulais seulement le plan des slides pour les stakeholders, que c'est pour un public interne, que je veux des slides de contexte, et surtout qu'il mette en avant les avancées du mois et les questions en suspens. Il m'a produit un plan plutôt bon, je suis assez d'accord, même si je pourrais encore itérer. Je vais lui demander de le mettre sous forme de fichier .md.


[08:06:84] Elsa

Dans mon dossier, il a bien créé un fichier "point mensuel juin 2026". Si je dois reproduire cette démarche tous les mois, il faudrait vraiment que je crée une skill qui transforme mon board Notion en plan pour Claude Design, chaque mois. C'est très facile à faire une fois qu'on a un plan qui convient. Il l'a mis sous forme de fichier .md, on n'a plus qu'à téléverser ce fichier et mon contexte dans Claude Design pour préparer les slides de ce point bimensuel.


[08:40:48] Elsa

On va voir où on en est sur la création du design system, ça prend un peu de temps.


[08:47:64] Elsa

Mon design system a fini de charger. Il a bien compris plein de choses sur Hymaïa : qu'on fait de la formation, de l'event, du conseil, etc. Il a bien capté tous les logos, toutes les couleurs, c'est top. On va pouvoir l'utiliser. Je vais le publier.

Une fois configuré, je choisis le design system qu'on vient de créer. Je choisis aussi ce que je veux générer : ici, un deck de slides. Je vous recommande d'attacher un dossier, celui que vous voulez. Moi, je vais attacher mon dossier Personal OS, dans lequel se trouvent mon claude.md et mon fichier "point mensuel juin 2026". J'autorise la consultation des dossiers, et je lui dis : "Crée les slides."


[10:07:65] Elsa

Pas besoin d'en dire plus, puisqu'il a accès à mes fichiers, donc au plan et à mon contexte.


[10:20:80] Elsa

Il a fini de charger, ça a pris quelques minutes. Voici comment ça fonctionne : il utilise les fichiers envoyés et son contexte (composé aussi de votre design system), génère une première version des slides, puis fait passer un LLM évaluateur pour vérifier que les slides sont bien construites (pas de texte qui déborde, tout est lisible, etc.), et enfin nous donne accès aux slides.

Première slide : on voit que ça correspond complètement au design system de Hymaïa, c'est top. Il fait une petite vue d'ensemble, note bien les questions en suspens. C'est exactement ce qu'on lui a demandé, et je n'ai pas eu besoin de faire grand-chose. Il réécrit les arbitrages à trancher.

Je vais vous montrer rapidement comment fonctionne l'édition. Il y a un petit bouton "Edit" : je peux modifier du texte, ajouter des formes, faire plein de choses. Il faut bien penser à cliquer sur Save à chaque modification. C'est la grande différence avec Claude Code pour générer des slides : on a vraiment une interface qui permet d'éditer et de co-construire, puisqu'on peut inviter n'importe qui de chez Hymaïa pour travailler ensemble sur ces slides. C'est un peu compliqué quand on est deux à itérer en même temps, il ne faut pas envoyer les prompts simultanément. Mais c'est très bien pour faire de la review, des petites modifs, laisser des commentaires, etc.

Une fois que vous avez des slides qui vous plaisent, je vous invite à créer une skill qui génère chaque mois votre plan, et à toujours passer par Claude Design pour générer vos slides.


[12:28:90] Elsa

C'est la fin de la démo. Ce qu'il faut retenir : utiliser Claude Design, ça permet de générer des slides hyper rapidement sur des tâches où vous avez peu de valeur ajoutée à le faire vous-même. Ça applique automatiquement votre design system, c'est top. Je vous invite vraiment, si vous avez des reviews récurrentes (hebdo, mensuelles), à créer des skills pour automatiser la création de ces slides.

Trois apprentissages.

Un : votre design system, s'il est bien configuré, vous fera vraiment gagner beaucoup de temps.

Deux : séparez la création du plan et la réalisation des slides. N'itérez pas directement dans Claude Design, faites vos plans dans Claude Code, puis allez dans Claude Design.

Trois : connectez et travaillez sur ce flow complet : connecter Claude Code à vos données, créer le plan dans Claude Code en l'automatisant (par exemple via une skill qui va chercher la donnée, l'actualise), puis générer vos slides via Claude Design.

Avant le dernier épisode, je vous invite à avoir fait ces trois choses : setup votre design system (via un fichier Figma ou manuellement, avec vos logos et couleurs), écrire le plan des slides que vous devez faire régulièrement, et réaliser votre première slide avec Claude Design en itérant dessus.


[14:02:46] Elsa

À la prochaine.

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Épisode 8 : Crée une orchestration entre une Skill, un agent et le fichier CLAUDE.md (LE TICKET PREMIUM)


Épisode 8 : Crée une orchestration entre une Skill, un agent et le fichier CLAUDE.md

Durée : 11 min

📌 Objectif de la vidéo : Apprendre à orchestrer différentes briques de ton personal OS dans une seule et même Skill

💡 À retenir : Les 4 fondamentaux d'un Personal OS sur Claude Code :

  1. Les Skills
  2. Les routines
  3. Le fichier CLAUDE.md
  4. Les agents IA

📋 À faire à la fin de la vidéo :

  • ⃞ Crée ta 1ère orchestration

[00:07:59] Yoann

Hello hello, c'est Yoann d'Hymaïa. On se retrouve pour une nouvelle vidéo qui, cette fois, n'introduit pas de nouveaux concepts : on va surtout encapsuler l'ensemble des concepts vus jusque-là, le claude.md, les skills, les agents, les routines, pour en faire quelque chose de cohérent de bout en bout.

Voici ce qu'on va faire aujourd'hui. On est encore dans une phase où on a créé beaucoup de choses brique par brique, c'est super. Mais le chef d'orchestre, c'est encore toi. Par exemple, tous les lundis matin, je vais lancer ma collecte des features prioritaires et des discussions sur Slack. Je relie tout ça, je passe sous le prisme de mes propres priorités, puis je soumets ces informations à mes sous-agents pour les challenger, et enfin je remets tout ça en forme. Potentiellement, ce sont encore beaucoup de gestes manuels, même si j'ai des accélérateurs : mes skills et mes agents.

L'idée, c'est donc de faire collaborer ces briques ensemble. C'est tout l'objectif de cette vidéo : à la fin, tu auras un seul point d'entrée. On va créer une skill qui s'appelle "Lundi matin", qui va orchestrer la collecte des informations, le claude.md, les agents, et encapsuler tout ça dans une belle skill. Et ce que tu crées ici, tu pourras le répliquer sur n'importe quel sujet.


Pour rappel, dans les dernières vidéos, on a créé chaque élément dont on a besoin. Le claude.md, qui est le point d'entrée de chaque session Claude : il contient qui on est, nos priorités, notre équipe, etc. Les connecteurs qu'il faut : Notion, Slack et d'autres. Les skills, comme la skill "Notion Feature" qui me permet de spécifier et créer une feature directement dans Notion. Les routines, qui me permettent par exemple de faire mon récap du backlog chaque lundi matin, lancé automatiquement en local ou dans le cloud. Et les agents, chacun avec un persona spécifique pour challenger une feature ou une spec selon différents angles.

Chacun fait son boulot tout seul, et le but maintenant, c'est de les faire parler ensemble.


Le problème que je veux résoudre : j'ai des skills qui m'évitent de réécrire mes prompts, des routines qui lancent les choses automatiquement, mais coordonner les briques entre elles, ça coûte encore du temps et de l'énergie. C'est ça qu'on va régler.

La skill "Lundi matin" va s'articuler en quatre étapes. Phase 1 : collecter ce qu'il y a dans Notion et Slack ces derniers jours. Phase 2 : filtrer selon mes priorités, déjà présentes dans mon claude.md si j'ai bien décrit mon rôle et mon périmètre. Phase 3 : passer au crible d'un ou plusieurs agents, ici l'agent UX expert. Phase 4 : présenter un récap de mes trois priorités, déjà filtrées selon mes priorités et challengées par l'agent, pour savoir exactement sur quoi travailler en début de semaine.


C'est parti, je passe sur Claude Desktop dans mon projet "Personal OS". Je lance directement la skill. Je l'ai déjà créée, on va voir comment elle fonctionne puis la décortiquer. Je tape /lundi-matin pour être sûr de lancer celle-ci, mais j'aurais très bien pu taper "lance mon récap du lundi matin", il aurait compris et l'aurait déclenchée directement.

Voici ce qu'il fait. Il lance la collecte Notion et Slack en parallèle. Une fois ça fait, il passe les trois priorités à l'agent UX expert pour challenger les angles morts. L'agent utilise sa propre fenêtre de contexte et me renvoie son résultat. Si je veux voir ce qui se passe en détail, je peux cliquer dessus : je vois le prompt qui lui a été envoyé, les priorités récupérées, et sa réponse. Ce résultat est ensuite renvoyé dans ma fenêtre de contexte principale.

Une fois que j'ai tout ça, je peux filtrer et obtenir mon brief sur les trois points principaux. Résultat : lancer Prompt Battle en bêta avant fin juin (mentionné sur Slack), stabiliser le Téléphone IA, livrer l'onboarding IA client. Chaque priorité est accompagnée des éléments à avoir en tête. Ce récap est filtré sur mes priorités et déjà confronté à mon agent UX expert.


Je vais maintenant décortiquer ce qui s'est passé.

D'abord, le claude.md. Il contient le contexte du projet (je prépare et j'anime des formations IA générative avec Claude Code), les comportements attendus, le profil d'Elsa, et surtout les priorités du trimestre et la grille de lecture : impact apprenant, taux de complétion, périmètre, etc. Pour rappel, dès que je lance une session Claude depuis le projet Personal OS, ce claude.md est chargé directement dans le contexte. Claude sait exactement qui je suis et quelles sont mes priorités avant même que je fasse quoi que ce soit. Il peut donc les utiliser dans ses filtres.

Ensuite, les agents : j'ai l'agent apprenant, l'agent tech lead et l'agent UX expert. C'est ce dernier qu'on a utilisé dans la skill. Vous pouvez très bien mettre les trois ou en créer d'autres.

Enfin, les skills. La skill "Lundi matin" suit la nomenclature standard : un nom (identique au nom du dossier) et une description (qui permet de la déclencher automatiquement en langage naturel). Ce qui est intéressant, c'est que je n'ai pas eu besoin d'écrire des instructions très longues. J'ai juste décrit quatre étapes dans l'ordre :

Phase 1, collecte : récupère les pages de la base Notion et les messages Slack du channel "PM Le Ticket" sur les 7 derniers jours.

Phase 2, filtre : selon mes priorités dans mon claude.md, cerne ce qui compte pour moi dans mon périmètre et déduis les trois priorités probables de la semaine.

Phase 3, challenge : passe ces priorités à l'agent UX expert pour qu'il identifie sur chacune les angles morts et les risques.

Phase 4, présentation : affiche mes trois priorités avec, pour chacune, le challenge de l'agent. Ne recopie pas la sortie de l'agent. Distille, par priorité, une phrase de contexte puis les un à deux angles morts les plus tranchants.

Avec juste ça, j'ai tout ce qu'il me faut : mon agent est déjà créé, mon claude.md est renseigné, mes connecteurs sont déjà implémentés. C'est pour ça que le résultat est direct et précis.

Et bien sûr, si je voulais automatiser tout ça, je vais dans "Routines", je crée une nouvelle routine locale ou à distance, et je la programme pour se lancer chaque lundi matin à 8h.


Pour conclure, je n'ai rien créé de nouveau dans cette vidéo. J'ai juste encapsulé des concepts vus dans les vidéos précédentes. C'est l'occasion de faire un petit récap de la grammaire du Personal OS, les quatre éléments fondamentaux :

Dès que je fais deux fois ou plus la même chose, c'est un bon candidat pour une skill. Dès que je veux automatiser quelque chose sans y penser, c'est un bon candidat pour une routine. Dès que j'ai besoin que Claude ait un contexte sur moi, mon projet ou mon équipe sans que je le rappelle à chaque fois, ça va dans le claude.md. Et si j'ai un rôle critique à incarner, un persona ou un prisme de lecture spécifique, c'est un bon candidat pour un agent.

Ces quatre éléments, c'est la base de tout travail avec Claude Code. Vous pouvez les faire travailler ensemble : une skill peut encapsuler un claude.md, appeler des agents, voire appeler d'autres skills. Une skill peut orchestrer toutes vos autres briques depuis un seul point d'entrée.


Je vous recommande maintenant de créer votre propre skill qui encapsule votre lundi matin, ou toute autre skill qui vous paraît plus pertinente. Il nous reste deux vidéos : l'une sur la génération de slides avec Claude Design, l'autre sur un usage responsable pour maximiser vos performances, réduire votre consommation de tokens et comprendre l'impact énergétique et environnemental de ce qu'on fait.

Sur ce, à vous de jouer. À la prochaine vidéo.

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Épisode 7 : Crée ton 1er prototype avec Claude Code (LE TICKET PREMIUM)


Épisode 7 : Crée ton 1er prototype avec Claude Code

Durée : 14 min

📌 Objectif de la vidéo : Apprendre à réaliser un prototype avec Claude Code qui reprend les bases de ton contexte d'organisation (charte graphique, ton etc.)

💡 À retenir : Les 4 infos à donner en brief à Claude Code :

  1. La spec
  2. Les étapes du parcours (workflow)
  3. La charte graphique à respecter
  4. Le but à atteindre (critère de réussite)

📋 À faire à la fin de la vidéo :

  • ⃞ Crée ton fichier de contexte qui reprend ta charte graphique
  • ⃞ Élabore un 1er prototype
  • ⃞ Mets ce prototype dans les mains de vrais utilisateurs (internes ou externes)

[00:07:909] Elsa

Hello hello, c'est Elsa de Hymaïa et on se retrouve pour une nouvelle vidéo de la formation Claude Code pour les product managers. Aujourd'hui, on va parler de prototypage.

On reprend notre cas d'usage : on a travaillé avec Yoann sur des activités ludiques pour animer nos formations d'IA générative et on a décidé de se lancer dans la construction du Téléphone IA, un dérivé du téléphone arabe avec l'IA générative. Sauf que Kevin, notre dev, nous a dit que l'idée était top mais qu'il n'arrivait pas à visualiser le flow : comment les utilisateurs se connectent, comment ils génèrent des choses, etc. Pour s'aligner, on a décidé de faire un prototype cliquable.


Avant de se lancer, pourquoi prototyper ? Trois bonnes raisons.

Valider le flow : vous avez une idée mais vous ne savez pas encore comment elle va s'implémenter. L'IA vous propose un flow, vous le challengez.

Aligner toutes les parties prenantes : même avec une spec très précise, chacun s'imagine quelque chose de différent. Un prototype, ça prend 30 secondes et ça aligne tout le monde immédiatement.

Tester tôt et pas cher : un prototype cliquable vous permet de mettre la feature dans les mains de vos bêta-testeurs et de récolter des feedbacks très en amont, avant même d'impliquer des développeurs.


Une chose importante à préciser : un prototype cliquable, ce n'est pas un wireframe, mais ce n'est pas non plus une maquette pixel perfect. Si vous avez besoin de pixel perfect, l'IA générative n'est pas le bon outil. Les modèles sont non-déterministes : même avec votre charte graphique complète, il y aura toujours des écarts. Ce qu'on cherche ici, c'est un prototype qui permet de valider le flow et aligner tout le monde en 30 secondes.


Quand vous écrivez votre brief à Claude Code, donnez-lui quatre éléments : les specs de votre feature (ce que vous avez écrit sur Notion ou ailleurs), le flow que vous voulez respecter (connexion, génération, feedback...), votre charte graphique ou design system (mieux dans un fichier dédié que dans le prompt), et votre critère de réussite : qu'est-ce que vous essayez de valider avec ce prototype ? C'est souvent la partie qu'on oublie.


C'est parti pour la démo. Dans mon dossier Personal OS, j'ai créé un sous-dossier "prototype" dans lequel je vais travailler. Dans ma nouvelle session, je sélectionne ce dossier.

Avant de prototyper, je vais setup mon design system. Je lui dis dans ce dossier, je vais co-construire des prototypes, et je veux commencer par le design system. Il me propose plusieurs approches. Je choisis de le créer à partir d'un screenshot de ma homepage. Il me crée le design system de Hymaïa avec des composants, un index, des tokens. Parfait.

Ensuite, je lui demande de créer un claude.md dans ce dossier prototype. Comme je vais générer de nombreux prototypes, je ne veux pas répéter à chaque fois que mes prototypes doivent respecter mon design system. Le claude.md local va gérer ça automatiquement.


Nouvelle session avec le dossier "prototype". Je lui colle les specs depuis Notion et c'est parti. Il passe sur toutes les étapes du flow et construit le prototype clicable. C'est un peu long et ça consomme beaucoup de tokens, ne pas en abuser.

Le prototype est livré. Il a créé : un écran Setup formateur (choix de l'image de départ, nombre de joueurs, durée, modèle IA), un écran Tour des joueurs (image plein cadre, zone de texte, timer), un écran Génération IA, une preview, et un debrief avec la chaîne horizontale de toutes les images pour voir comment elles se sont dégradées. Il indique clairement ce qui est simulé et remplaçable par une vraie API (la génération d'images).


On peut voir le prototype en live : écran formateur, choix de l'image, nombre de joueurs, modèle de génération, on lance. Joueur 1 décrit l'image, l'image suivante est générée. Joueur 2 décrit ce qu'il voit. On arrive au bout du flow. Pour que tout le monde comprenne bien à quoi ça sert, j'ajouterais que les images de test devraient se ressembler davantage (partir d'un chien, et que toutes les suivantes soient aussi des chiens) pour mieux illustrer la dégradation. Mais le flow est clair et le prototype fait son travail.


Ce qu'il faut retenir : un proto HTML n'est pas une maquette. On veut juste valider le flow, lever les zones d'ombre et aligner tout le monde. Les quatre ingrédients d'un bon brief : specs de la feature, workflow à illustrer, charte graphique ou design system, et critère de réussite. Et tout ce qui est commun à tous vos prototypes, mettez-le dans un fichier de contexte dédié (brand guidelines, règles de navigation, tone of voice) pour ne pas le répéter à chaque fois.

À vous de jouer : créez votre premier prototype, mettez-le dans les mains de vos utilisateurs pour récolter des feedbacks, et n'hésitez pas à lancer un agent challenger (PM, tech lead, UX) sur votre prototype pour itérer encore plus vite.

À très vite.

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Épisode 5 : Crée une routine pour programmer tes tâches récurrentes (LE TICKET PREMIUM)


Épisode 5 : Crée une routine pour programmer tes tâches récurrentes

Durée : 10 min

📌 Objectif de la vidéo : Apprendre à mettre en place une routine sur Claude Code

📋 À faire à la fin de la vidéo :

  • ⃞ Crée ta 1ère routine
  • ⃞ Tester une routine en local et une routine à distance

Hello hello, c'est encore nous, Elsa et Yoann de Hymaïa. On se retrouve pour un nouvel épisode de la formation Claude Code pour les product managers et aujourd'hui, on va parler de skill programmé ou de routine. On se met en situation : vous avez quitté le travail hier et depuis, le backlog a changé et personne ne l'a vu. Vous avez reçu des messages ce matin des développeurs : "Mais qui a ajouté ça dans le backlog ?" Pourtant, vous avez une skill prête qui s'appelle "Récap Backlog", qui lit les pages Notion, rédige un récap et le poste dans le channel Slack décidé. Mais personne n'a lancé la skill ce matin, parce qu'on n'y a pas pensé au milieu de toutes les réunions du lundi.


[01:11:42] Elsa

C'est ce qu'on va voir aujourd'hui : comment programmer Claude pour qu'il travaille sans vous, pour qu'il lance des routines automatiquement.


[01:26:24] Yoann

Qu'est-ce qu'une routine ? C'est une instruction et des éléments déclencheurs qu'on paramètre dans Claude : exactement ce qu'il doit faire, quand le faire. Ensuite, ça tourne tout seul.


[01:44:03] Yoann

Le point clé à décider en amont : routine locale ou routine à distance ? Une routine locale tourne sur votre ordinateur et a accès à votre système de fichiers. Si votre skill a besoin de vos fichiers de contexte (claude.md, documentation locale), la routine doit être locale. L'inconvénient : elle ne peut tourner que si votre ordinateur est allumé.


[02:21:55] Yoann

À l'inverse, les routines à distance tournent sur un serveur cloud, 24h/24, 7j/7. Par contre, elles n'ont pas accès à vos fichiers locaux (sauf si vous les mettez dans un repo GitHub). En revanche, elles ont accès à tous vos connecteurs et vous pouvez définir le contexte dans les instructions. C'est idéal pour des tâches 100 % liées à des connecteurs. La vraie question à se poser : ma routine a-t-elle besoin de mes fichiers locaux ?


[03:04:36] Yoann

Dans notre cas, le "Récap Backlog" est éligible aux deux. Il a besoin de Notion et de Slack (OK pour les deux), mais il s'appuie sur une skill déjà créée en local. Donc ce sera plutôt une routine locale.


[03:31:05] Elsa

On va créer cette routine "Récap Backlog". La skill existe déjà avec ses instructions : récupérer toutes les modifications des 7 derniers jours sur le backlog Notion, faire un récap, et le poster sur Slack tous les jours à 9h.


[04:00:54] Yoann

Dans Claude Desktop, dans Claude Code, vous avez un petit onglet Routines à gauche. En haut à droite, vous pouvez créer une routine locale ou à distance. Pour la version à distance, vous donnez un nom, vous décrivez en détail les instructions (pour rappel, elle n'a accès ni à votre claude.md ni à vos fichiers locaux), vous choisissez le modèle et la planification (quotidien, hebdomadaire, quel jour...). Par défaut, elle a accès à tous vos connecteurs, ce qui n'est pas idéal : ne sélectionnez que les connecteurs nécessaires. Attention aussi : en mode automatique, Claude peut écrire dans vos fichiers sans vous demander d'autorisation. Donc soyez vigilant sur les permissions.

Pour la version locale, c'est le même principe. Je crée ma routine "Récap Backlog Daily". Dans les instructions, je mets simplement "Lance le Récap Backlog", car j'ai déjà créé une skill avec ce nom et Claude va la reconnaître automatiquement. Je lui indique qu'il a accès à mon dossier "Claude Demo", je programme l'exécution quotidienne à 9h, et c'est tout. Pas besoin de préciser les connecteurs puisqu'il lit directement mes configurations locales.

Je la lance manuellement pour vérifier : il repère la skill "Récap Backlog", cherche les éléments sur Notion, puis poste le récap sur Slack. C'est bien envoyé, avec les deux projets modifiés. Demain matin à 9h, si mon ordinateur est allumé, ça tournera tout seul.


[07:48:75] Elsa

Je veux revenir sur un point important : les permissions. Au moment où vous créez et programmez votre routine, vous définissez les connecteurs autorisés et leurs permissions. Une fois la routine créée, Claude ne vous posera plus la question "Est-ce que j'ai le droit d'écrire ?" à chaque exécution. Relisez bien les instructions et les permissions accordées, parce que s'il doit supprimer des fichiers tous les matins à 9h sans vous le demander, ça peut faire des dégâts. Ne laissez que les permissions nécessaires.


[08:33:14] Yoann

Au final, trois choses vues dans cette vidéo. Un skill évite de récréer des choses qu'on fait régulièrement. Une routine évite d'y penser et se lance automatiquement. Une routine n'est pas forcément liée à un skill, on peut très bien décrire une liste de tâches directement dans les instructions. Il faut décider si c'est local ou à distance selon que la routine a besoin de fichiers locaux (avec la contrainte que le PC doit être allumé). Et surtout, soyez très précis dans les instructions et ne sélectionnez que les connecteurs nécessaires.


[09:37:37] Elsa

À vous de jouer : deux exercices. Créez votre première routine en prenant une tâche quotidienne ou hebdomadaire. Testez les deux types : une routine à distance avec uniquement des connecteurs, et une routine locale avec des skills et un claude.md. Posez-vous bien la question : local ou à distance ? On se retrouve pour le prochain épisode.


[10:20:41] Yoann

À la prochaine.


[10:21:40] Elsa

À la prochaine.

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Épisode 4 : Crée ta 1ère Skill (LE TICKET PREMIUM)


Épisode 4 : Crée ta 1ère Skill

Durée : 14 min

📌 Objectif de la vidéo : Apprendre quelles tâches transformer en Skill et comment créer une Skill

💡 À retenir : Les 3 signaux qui indiquent qu'il faut transformer un prompt en Skill :

  1. Tâche récurrente
  2. Format de sortie constant
  3. Tu oublies fréquemment des détails importants de ton prompt

📋 À faire à la fin de la vidéo :

  • ⃞ Crée ta 1ère Skill
  • ⃞ La tester et la faire évoluer

[00:00:08] Yoann & Elsa

Hello hello, c'est Yoann et Elsa de Hymaïa. On est de retour pour une nouvelle vidéo et cette fois on va parler de la notion de skill.


[00:00:12] Yoann

On se met en situation : c'est lundi matin. J'ai besoin de faire un récap des derniers messages Slack de la semaine dernière parce que j'ai raté plein de trucs. Je demande : "Résume-moi la semaine sur les différents canaux, fais-moi des bullet points, 12 maximum." Le problème, c'est que cette demande, je la fais régulièrement. Et des fois j'oublie le nom d'un canal, des fois je ne précise pas le format de sortie. Ma demande est récurrente, j'aimerais bien la figer, mais j'oublie toujours un truc et le résultat dérive.


[00:00:55] Elsa

C'est pour ça qu'aujourd'hui, on va voir comment créer son premier skill. Concrètement, à la fin de cette vidéo, vous aurez toutes les étapes pour transformer un prompt fréquent en une compétence réutilisable. Trois choses au programme : comment repérer qu'une tâche est "skillfiable" (un mot qu'on a inventé avec Yoann), comment écrire le fichier skill pour qu'il se déclenche à chaque appel, et comment il s'architecture pour bien fonctionner.


[00:01:29] Elsa

D'abord, repérer une tâche skillfiable. Trois signaux à avoir en tête. Si vous écrivez un prompt plus d'une fois par mois, transformez-le en skill. Si le format de sortie est plutôt constant, même signal. Et si le prompt contient beaucoup de détails et que vous risquez d'en oublier la moitié en le retapant six mois plus tard, c'est clairement une raison de créer un skill. On vous a mis une galerie d'exemples orientés PM : préparation de stand-up, de one-to-one, création de specs, synthèse de recherche utilisateur. Skillflez tout ça.

Pour créer un skill, deux approches. Celle qu'on préfère chez Hymaïa : partez d'un prompt qui marche déjà, que vous avez testé et dont vous aimez le format de sortie. Repartez de cette conversation avec Claude et dites-lui : "Transforme ce prompt en skill." Au moins, vous êtes sûr de l'output.


[03:11:00] Elsa

Deuxième approche : partez d'une conversation vide et dites à Claude "J'aimerais créer un skill qui m'aide à faire de la veille concurrentielle sur ce secteur." Il va créer un skill qui marche très bien, il faudra juste itérer un peu. Les deux fonctionnent, mais on recommande vraiment de partir d'un prompt qui marche déjà.


[03:40:00] Yoann

C'est d'ailleurs ce qu'on va faire dans la démo. Je vais partir du cas suivant : je suis sur ma page Notion avec les deux exemples d'animations qu'on a vus dans la dernière vidéo, le Téléphone IA et le Prompt Battle. Sur chaque carte, le Téléphone IA a un début de rédaction de specs : jobs to be done, périmètre fonctionnel, flux utilisateur, données à capturer, etc. Par contre, la carte Prompt Battle n'a que la description. Je vais demander à Claude de m'aider à rédiger les bonnes specs.

Je lui dis : "Je veux travailler sur les specs du projet Prompt Battle sur le même principe que ce qu'on a fait pour le Téléphone IA. Aide-moi à compléter les sections." Je lui donne les liens Notion pour qu'il ne se trompe pas de page. Il me propose des user stories, un flux utilisateur, un périmètre, des données à capturer. On peut itérer dans la conversation, le but c'est que Claude fasse des suggestions mais que ce soit vous qui restiez maître de ce qui est validé.


[05:07:00] Yoann

Je valide et lui dis d'écrire ça sur la page Notion. Il a retrouvé la page, su où écrire, et me confirme que c'est fait. Je vérifie : en effet, tout est bien écrit.

Maintenant, c'est quelque chose que je vais répéter à chaque nouveau projet. C'est un bon candidat pour un skill. Je dis à Claude de me créer un skill à partir de cette conversation, que j'appellerai "Notion Feature". Je lui précise où écrire la skill, sinon il peut prendre quelques libertés. Il utilise d'ailleurs le Skill Creator, un skill natif d'Anthropic qui connaît toutes les bonnes pratiques d'écriture.


[06:46:00] Yoann

Il me demande s'il peut créer le dossier dans mon Personal OS : .claude/skills/notionfeature. J'accepte. La skill est créée. Je vérifie dans mes fichiers : .claude/skills, j'ai bien un dossier "Notion Feature" avec un fichier skill.md à l'intérieur.


[08:50:00] Yoann

Le cœur du message : Claude détecte dans mon intention en langage naturel que je veux utiliser cette compétence. Pas besoin de lui dire explicitement "utilise la skill". Si vous voulez forcer l'usage, vous pouvez taper / suivi du nom de la skill et elle apparaît. Les deux manières fonctionnent.


[09:31:00] Elsa

Yoann, est-ce que tu peux revenir sur l'architecture spécifique d'un skill ?


[09:38:00] Yoann

Dans .claude/skills, j'ai un dossier qui s'appelle "Notion Feature" (le nom de ma skill) et dedans un fichier skill.md. Ce fichier contient un champ name qui doit correspondre exactement au nom du dossier, et un champ description qui contient la description permettant de déclencher la skill. Cette partie est super importante : même si vous laissez Claude créer la skill, vérifiez la description, c'est ce qui va matcher avec votre intention en langage naturel.

Ce qu'il faut savoir : au démarrage d'une session Claude, il charge le claude.md automatiquement, mais il charge aussi le nom et la description de chacun de vos skills. Uniquement ça, pour ne pas surcharger le contexte. Une fois qu'il a compris votre intention, il charge le reste : la description complète, le process, etc.

Ces deux éléments doivent absolument être respectés et le fichier doit être dans .claude/skills/nom-de-la-skill/skill.md. Anthropic le fait directement pour vous via le Skill Creator, mais vérifiez quand même que c'est bien placé. Et si vous lancez Claude depuis un autre dossier, il n'aura pas accès à votre skill.


[11:38:00] Elsa

Petit conseil : faites / suivi du nom de votre skill. Si elle apparaît, c'est qu'elle est bien créée au bon endroit. Si rien n'apparaît, soit elle est au mauvais endroit, soit vous n'êtes pas dans le bon dossier.


[11:52:00] Elsa

Trois grands apprentissages pour finir. Comment savoir qu'un prompt doit devenir un skill : si vous l'écrivez plus d'une fois par mois, si le format de sortie est constant, et si à chaque fois que vous le réécrivez vous oubliez des informations.

L'architecture propre à un skill est très importante, notamment la description, qui est ce à quoi Claude se réfère quand il lit du langage naturel. Il appelle la skill dont la description correspond. Uniquement la description, pas le contenu de ce que fait la skill.

Et comme pour le claude.md, vous n'arriverez pas à la skill parfaite du premier coup. Itérez : testez-la, ajustez le format de sortie, demandez à Claude de la mettre à jour. C'est quelque chose de complètement vivant.


[13:25:00] Yoann

À vous de jouer : créez votre première skill. Choisissez une tâche récurrente que vous faites chaque semaine et que vous utilisez déjà en mode conversation avec Claude. Une fois satisfait, demandez à Claude de créer un skill à partir de ça. Vérifiez la description, testez dans une nouvelle session, et faites-la évoluer au fil du temps. À la prochaine vidéo.


[14:04:00] Elsa

À la prochaine.

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Épisode 6 : Crée ton 1er agent IA spécialisé (LE TICKET PREMIUM)


Épisode 6 : Crée ton premier agent IA spécialisé

Durée : 13 min

📌 Objectif de la vidéo : Comprendre la différence entre une Skill et un agent IA et apprendre à créer ses agents spécialisés

📋 À faire à la fin de la vidéo :

  • ⃞ Crée un agent spécialisé qui va te challenger sur la rédaction de tes specs
  • ⃞ Fais-lui analyser ta dernière spec
  • ⃞ Améliore-le en fonction de ses retours

[00:07:56] Elsa

Hello hello, c'est Elsa et Yoann de Hymaïa. On se retrouve pour un nouvel épisode de la formation Claude Code pour les product managers et aujourd'hui, on va parler d'agents.


[00:15:47] Elsa

On se met dans la situation suivante. Vous, product manager, vous créez un livrable digne d'un bon PM : une spec, une proposition de priorisation, etc. Et trois-quatre jours plus tard, votre tech lead vous répond : "Ce n'est pas du tout faisable", "Ton estimation est fausse", "Tu ne t'es pas posé ces questions." Bref.


[00:38:43] Yoann

Relou.


[00:39:41] Elsa

On a oublié un angle mort. On ne s'est pas posé toutes les questions. Et on aurait pu éviter ça grâce à des agents, c'est ça qu'on va voir aujourd'hui : comment se créer des agents hyper spécialisés pour se challenger et devenir un meilleur product manager.


[00:55:92] Yoann

À la fin de cette vidéo, vous serez en mesure de créer des agents pour vous challenger en tant que PM, faire la review de vos documents les plus sensibles via différents prismes de persona. On va distinguer les agents des skills, créer des agents qui se déclenchent automatiquement, et comprendre l'anatomie et le fonctionnement d'un agent.


[01:28:07] Yoann

Distinguons d'abord agent et skill. Un skill, c'est une recette : des étapes à respecter, un format de sortie, un ordre à suivre. Des tâches encapsulées pour que le résultat soit toujours le même. Un agent, c'est plutôt un collaborateur. Il incarne un persona avec un prisme de lecture, une mission, et peut prendre des initiatives, itérer, utiliser ses outils. Le vrai gain : on peut en créer plusieurs et les faire tourner en parallèle. Déléguer certaines tâches et certains prismes de lecture à des agents, récupérer uniquement leurs résultats synthétisés. C'est particulièrement puissant pour la review multiperspective de documents comme des PRD ou des specs.


[02:36:26] Elsa

Avant de créer des agents, revenons sur l'anatomie d'un agent, qui ressemble à celle d'un skill. Il a un nom, une description (qui est le trigger : Claude Code sait détecter en langage naturel si votre demande correspond à un agent de votre dossier de travail). Et ce qui change par rapport à un skill, c'est le contenu : ce n'est pas une recette avec des étapes, c'est un cadre de jugement. Qui est votre agent, sur quoi doit-il vous challenger, comment, quelle est sa personnalité ?


[03:36:03] Elsa

Pour la démo, on reprend notre cas d'usage : les petits jeux ludiques pour nos formations d'IA générative. On va créer trois agents pour se faire challenger. Le premier : un angle UX, un Head of Design qui challengera les parcours et l'organisation de l'application. Le deuxième : un angle technique, un tech lead qui dira si c'est faisable, si ça coûte pas trop cher, s'il y a des angles techniques qu'on n'aurait pas vus. Le troisième : l'angle apprenant, pour voir si les participants vont trouver ça intéressant et si le message pédagogique est clair.


[04:27:77] Yoann

C'est parti pour la démo.

Je suis dans Claude Desktop. Je veux challenger certaines de mes features. J'avais différents projets sur Notion et si je prends le "Téléphone IA" comme projet, on a travaillé sur des specs, des jobs to be done, des flux de données, etc. Je vais demander à Claude de me créer trois sous-agents avec les rôles dont on vient de parler, qui auront pour tâche de relire et challenger ma spec, puis de me faire une synthèse de leurs retours.


[05:27:32] Yoann

Premier sous-agent : l'angle UX.

Deuxième sous-agent : le tech lead, qui va challenger la complétude de ma spec et identifier les angles que je n'aurais pas pris en compte.

Troisième sous-agent : l'utilisateur cible. Dans le cas de nos formations, un participant qui ne connaît pas grand-chose à l'IA et qui est assez critique sur les jeux ludiques proposés.

Dernière précision, optionnelle mais utile : je lui indique où écrire les agents. Comme pour les skills, les agents doivent être dans le dossier .claude/agents.


[06:46:17] Yoann

Petite subtilité : j'ai écrit "sub-agents" et non "agents". C'est la même chose, mais la nomenclature de Claude les appelle sous-agents. Il me crée les trois dans .claude/agents : UX Expert, Tech Lead, Apprenant.


[07:31:37] Yoann

Je vérifie dans mes fichiers : le dossier .claude/agents existe bien avec mes trois sous-dossiers. Je regarde l'agent "Apprenant" : il a bien un nom, une description, un rôle, un style de réponse, etc. C'est un simple fichier texte, vous pouvez le modifier autant que vous voulez. Je suis content avec ce que Claude a créé, mais n'hésitez pas à le préciser davantage selon vos besoins.

Nouvelle session, contexte clean. Je lui demande : "Fais-moi une review de mon projet Téléphone IA sur la page Notion, utilise mes trois sous-agents pour me faire une synthèse et récupère-moi les feedbacks par ordre de priorité."


[08:44:59] Yoann

Les trois agents ont terminé. Voici la synthèse. Les feedbacks les plus critiques : l'interface n'est pas définie (le Tech Lead), l'état spectateur n'existe pas dans les specs (l'UX). Des feedbacks partagés entre deux personas : le débrief est sous-spécifié alors que c'est un moment pédagogique clé (l'UX et l'Apprenant). Je récupère une priorisation des améliorations potentielles de ma spec. Si je veux le détail d'un sous-agent, je clique et je vois la discussion complète avec ce sous-agent. Soit je récupère uniquement la synthèse, soit je creuse agent par agent. En quelques minutes, je peux configurer plusieurs sous-agents, en créer autant que je veux et challenger mes documents.


[10:17:91] Elsa

Pour que votre agent fonctionne bien, donnez-lui une seule mission, un seul persona. Un agent fourre-tout tournera plus longtemps et produira des feedbacks moins pertinents. Un agent par grande mission, que vous pouvez enrichir avec des données d'entreprise (vision business, KPI clés) pour le rendre encore plus pertinent.


[11:06:05] Yoann

On pourrait même créer un agent "manager relou" pour préparer son one-to-one.


[01:08:52] Elsa

Ça n'existe pas, les managers relous.


[01:11:80] Yoann

En résumé : le skill, c'est une recette étape par étape avec un format de sortie. L'agent, c'est un persona avec une mission, qui fonctionne en autonomie et qu'on peut lancer en parallèle avec d'autres. La description de l'agent est un élément clé : c'est son déclencheur et son cadre de jugement. Et un agent spécialisé sera toujours plus pertinent qu'un agent généraliste.


[01:14:62] Elsa

À vous de pratiquer : créez votre premier agent. Choisissez le type d'agent le plus pertinent pour vous (UX, tech lead, apprenant...), lancez-le sur un de vos livrables, et itérez sur son cadre de jugement si les retours ne sont pas encore au point. L'itération, c'est vraiment la clé.


[01:05:74] Yoann

On a hâte de voir tous les agents que vous allez créer. À la prochaine vidéo.


[01:06:56] Elsa

See you.

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