Impact teams : pourquoi on a écrit un article aussi long sur Le Ticket ?

Notre dernier article sur les impact teams chez MeilleursAgents était long. Très long. On vous explique pourquoi on l’a commis.

“Plus de 2h d’interview, plus de 4 jours à écrire, plus de 35 000 signes / 6 000 mots / 11 pages Word en police 11. On a osé faire un article encore plus long que d’habitude (c’est pour dire).

C’est ainsi qu’on a introduit notre dernière édition, Le Ticket n°012. Une façon d’annoncer la couleur, de préparer le terrain… mais aussi (involontairement) de faire peur aux lecteurs et lectrices ! 

Objectivement, je vois ça un lundi matin 8h dans ma boîte mail (qui plus est sur un sujet d’organisation produit, qui plus est dans le corps d’un mail sans image), j’ai plus envie de retourner me coucher que de démarrer ma semaine.

Par la suite, on a annoncé (de manière faussement candide) qu’il fallait compter une vingtaine de minutes devant soi… alors que les compteurs annoncent plutôt 30-35 min de lecture !

Le Ticket Impact teams article long
Faut la motiv’ pour y aller quand tu vois ça quand même #flem

J’suis pas venu ici pour souffrir Le Ticket !

Alors même si, à quelques exceptions près (on a eu notre première note 1/5 = ZZZzzz dans notre jeune histoire), les retours sont très positifs et on n’a pas connu de pic de désinscription (= 0,27%, dans notre moyenne), on voulait quand même vous raconter pourquoi on avait osé la longueur.

Avis d’une trentaine de lecteurs/rices sur ce Ticket n°012. Ceux qui sont mitigés évoquent… la longueur 😉

Déjà, rappelons que ce choix éditorial est délibéré. Si on a créé Le Ticket, c’est justement pour pouvoir apporter à la communauté produit ce type de ressource détaillée, vulgarisée et indépendante (=on n’a pas des intérêts de communication sur la boîte dont on parle donc on ne s’interdit aucun sujet, aucune question). Autrement dit : des ressources à haute valeur ajoutée (en tout cas c’est l’ambition) et ultra ciblées.

OK… mais quel rapport avec la longueur de cet article ?

Oui, on y vient. Il faut savoir qu’on ne cherchait pas à faire long pour faire long. Et que ce type d’article de 30 min n’a pas vocation à devenir la norme.

En fait, c’est vraiment l’occasion qui s’est présentée. A la base, on voulait parler des impact teams car on voyait bien que ce sujet prenait de l’ampleur au sein de la communauté (et nous, on savait pas trop ce que ça voulait dire honnêtement).

On a une boîte, MeilleursAgents, qui a théorisé ce modèle et l’applique depuis 2017, donc c’était une évidence de l’entendre sur ce sujet. Et quand on a vu le niveau de transparence et de précision de Christopher Parola, son CPO, lors de nos interviews avec lui, on s’est dit que l’on ne pouvait pas garder toute cette richesse pour nous !

Et ce, pour deux raisons majeures :

1) Des infos souvent partielles à dispo

Le problème des sujets “tendance” (voire buzzword), qui plus est d’organisation d’équipes (= l’un des plus complexes),  c’est qu’ils sont souvent documentés et/ou appréhendés par un bout de la lorgnette. Un article raconte partiellement les choses, on l’interprète d’une façon, on le met en application en tordant encore un peu plus le modèle originel… et on se prend un mur.

On ne dit pas qu’il faut appliquer à la lettre les modèles des autres boîtes (au contraire). Mais plutôt qu’on est convaincu que le diable se cache dans les détails.

Et que souvent, dans les articles Medium par exemple, les gens n’expliquent que partiellement leur manière de faire. La plupart du temps de façon involontaire, pour ne pas faire trop… long. Parfois moins… (plus difficile de parler d’échecs ou de trucs un peu nuls de sa boîte).

Là, en l’occurrence, Christopher a joué la carte de la sincérité et ne s’est pas gêné pour répondre à toutes nos questions, même les plus embarrassantes. Le fait que les premiers mois en impact team chez MeilleursAgents ont été un gros fail pour une équipe car elle n’avait pas les compétences pour faire de la discovery (ce qui n’est pas vraiment un enseignement négligeable pour les boîtes qui veulent se lancer dans cette orga), ça on on l’a lu et vu nulle part par exemple.

Et avec toute la matière disponible et accumulée (2 conférences de 45 min, une petite dizaine d’articles Medium, 2h d’interview en cumulé avec Christopher et Laure Nilles, lead PM de MeilleursAgents), on avait de quoi faire une bonne synthèse consolidée et détaillée du modèle dans sa globalité.

2) Le problème du manque de recul 

Ça, c’est le grand problème des interviews sur les retours d’expériences : on a la photo à l’instant T, mais pas le film dans sa durée. Sous-entendu : pas de recul suffisant. Surtout sur des sujets naissants. (C’est souvent un reproche qu’on fait aux médias : surfer d’actualité en actualité sans suivi derrière).

Je me rappelle d’un podcast produit où la personne interrogée disait qu’ils venaient de recruter dans sa boîte un VP produit américain et que c’était une bonne pratique de pouvoir compter sur ce type de profil. Quelques mois plus tard, on l’interroge au Ticket, sur un autre sujet, et au détour de la conversation, elle nous explique que ce fameux VP… est parti au bout de 4 mois et que ça ne l’avait pas fait.

C’est d’ailleurs intéressant de regarder la conférence de Meilleurs Agents donnée en 2018 sur la mise en place des impact teams. On perçoit la pertinence du modèle mais on ne retrouve pas les potentiels points de vigilance, appris depuis et dont Christopher nous a parlé (formation nécessaire sur la discovery, limite de la spécialisation, lien non automatique avec les OKR ou la rémunération…).

Christopher bénéficiait en effet du recul de plus de 3 ans sur le sujet. De quoi se rendre compte un peu mieux de ses subtilités…

Message vu sur une communauté Slack. Rien que pour ça, ça valait la peine…

Un investissement dans un bon placement

On ne dit pas qu’on est meilleur que tout le monde (loin de là). Mais plutôt, qu’en l’état, les conditions étaient réunies pour y aller, et y aller vraiment à fond. En racontant le contexte préalable, car ça en dit parfois autant que le sujet en soi. La description du modèle. Sa mise en place concrète. Les fails. Les ajustements. Les avantages ou limites. Vriament à fond.

Bref, ça peut paraître prétentieux de dire ça, mais on a essayé de faire un article de référence sur le sujet. Pour que les personnes qui souhaitent mettre en place les impact teams en l’occurrence, puissent avoir une sorte de mini-guide concret issu du retour d’expérience de la boîte qui en est à l’origine.

On a bien conscience que ça n’est pas vraiment un article comme les autres. Qu’il faut des conditions particulières (du temps devant soi, en fait) pour le lire. Que même pour nous, c’était une sacrée utilisation de notre bande passante, pourtant limitée. Mais pour les raisons évoquées jusqu’à présent, on a estimé cet investissement justifié. 

Voilà, vous savez tout.


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