Chief Product Officer (CPO), Product Manager (PM), Product Owner (PO), Product Designer, Head of Product
 On s’y perdrait presque avec tous ces acronymes et anglicismes ! Si tu t’intĂ©resses au produit mais que tu ne connais pas forcĂ©ment l’éventail de possibilitĂ©s qui s’offrent Ă  toi, reste avec nous, on te dit tout (enfin, mamy te dit tout).

Le Ticket : “Salut Mamy, ça va ? Dis moi, tu pourrais m’expliquer les diffĂ©rents mĂ©tiers dans le produit ? On ne s’y retrouve pas !”

Mamy Nintendo (concentrĂ©e sur sa partie de Zelda) :  “
Il est quand mĂȘme beau garçon ce Link, si j’avais 50 ans de moins
” (repose sa manette) “Mais bien sĂ»r, mon petit. Assieds-toi, je vais t’expliquer
”

  1. 🌐 Product Manager (PM) / Product Owner (PO), les chefs d’orchestre
  2. 😎 Directeur/Directrice produit aka Chief Product Officer (CPO)
  3. 🎹 Product Designer, les pros de l’expĂ©rience utilisateur
  4. 🚀 Product Marketing Manager, responsable de l’adoption du produit
  5. 🧰 Product Ops, les “PM de l’organisation”

Pour rendre l’explication plus concrĂšte, on va prendre un cas pratique en fil rouge. On va dire que tu travailles dans l’entreprise RELAXMAX qui propose plusieurs applications mobiles pour t’aider Ă  faire de la mĂ©ditation et du yoga avec des cours et des conseils pratiques. On fait ça tous les matins avec papy, c’est bon pour les rhumatismes !


🌐 Product Manager (PM) / Product Owner (PO), les chefs d’orchestre

C’est, comme son nom l’indique, le mĂ©tier de base du Product Management. Si tu commences dans le produit, c’est gĂ©nĂ©ralement par ce poste (ou Associate Product Manager pour les juniors).

Les Product Managers, aka les “PM” sont les personnes rĂ©fĂ©rentes d’un produit, et sont donc responsables de son dĂ©veloppement. Le ou la PM d’un produit, c’est un peu le guichet d’entrĂ©e unique pour les autres services de l’entreprise.

Pour schématiser, le job comporte deux grandes parties : la Discovery et la Delivery.

Commençons par parler de la Discovery. Voici ce que cela recouvre au sens large :

  • Benchmarker le marchĂ© de son produit : 

TĂ©lĂ©charger les applications de mĂ©ditation Petit Bambou et Mind pour voir ce que fait la concurrence mais aussi d’autres produits pas forcĂ©ment sur le mĂȘme marchĂ© mais qui ont des problĂ©matiques similaires, tester et s’inspirer.

  • DĂ©celer les opportunitĂ©s business : 

Regarder les deals qui n’ont pas abouti et pourquoi, discuter avec les customer success, analyser les donnĂ©es de tracking, etc Bref, explorer ce qui peut apporter de la valeur ajoutĂ©e Ă  ton produit (en lien avec les objectifs bien sĂ»r !)

  • Faire de la recherche utilisateur : 

Elle peut ĂȘtre exploratoire, c’est-Ă -dire appeler des utilisateurs pour savoir comment ils utilisent votre produit, en savoir plus sur leur vie et leurs besoins. Ou sur un sujet prĂ©cis : je veux en savoir plus sur les raisons qui expliquent que beaucoup d’utilisateurs achĂštent moins de cours au bout de 3 mois par exemple. À noter que cette partie se fait souvent en collaboration avec les Product Designers.

L’objectif de la Discovery, c’est en effet de “dĂ©risquer” les futurs dĂ©veloppements de son produit (pour ĂȘtre sĂ»r de ne travailler des mois sur une nouvelle fonctionnalitĂ© pour rien !) en vĂ©rifiant ou non un maximum d’hypothĂšses posĂ©es au prĂ©alable. 

  • Faire une roadmap Ă  plusieurs mois (Ă  adapter constamment) :

La roadmap. Ah ! Voici THE outil des Product Managers. J’en ai dĂ©jĂ  parlĂ© longuement ici.

  • C’est un peu le document qui raconte l’histoire et l’évolution de ton produit.
  • C’est ta feuille de route aussi bien au quotidien qu’à moyen terme.
  • C’est ton outil de communication auprĂšs des parties prenantes.
  • C’est ce qui fait la transition entre la Discovery et la Delivery : riche des enseignements de la Discovery, tu vas pouvoir bĂątir une roadmap d’actions priorisĂ©es que tu dĂ©rouleras ensuite en phase de Delivery.

Justement, on y vient, à cette deuxiÚme partie, la Delivery, trÚs opérationnelle :

  • RĂ©daction des User Stories :

Une User story, c’est ce qui va permettre aux dĂ©veloppeurs de concevoir la fonctionnalitĂ© souhaitĂ©e. On part du fameux : 

“En tant que Yogi dĂ©butant, Je veux connaitre le niveau requis pour chaque cours, afin d’acheter des cours qui correspondent Ă  mon niveau”, pour bien rĂ©pondre Ă  un besoin utilisateur. »

Elle doit ensuite contenir les spĂ©cifications mĂ©tiers, les maquettes, et les critĂšres d’acceptation, pour valider objectivement que la fonctionnalitĂ© peut-ĂȘtre livrĂ©e en production. 

  • Prioriser les User Stories dans le backlog (tu ne connais pas ce mot ? Regarde ici, j’ai expliquĂ© ce que c’était) : 

Avec, par exemple, la mĂ©thode MoSCoW : Must Have, Should Have, Could have, Won’t Have. 

  1. Acheter un cours avec sa carte bancaire (MUST HAVE)
  2. Mettre un cours en favoris (SHOULD HAVE)
  3. Payer un cours avec Paypal (COULD HAVE), etc. 

Les dĂ©cisions ne sont pas prises de maniĂšre arbitraires, mais suivent bien souvent un framework de priorisation qui mesure la valeur apportĂ©e Ă  l’utilisateur et l’effort de dĂ©veloppement.

  • Tester avant la mise en production :

“HĂ© les devs, j’ai cliquĂ© sur le coeur mais ça n’a pas ajoutĂ© le cours Ă  mes favoris.” 

Ça arrive ! Avant de sortir une fonctionnalitĂ© pour les utilisateurs, elle est testĂ©e, souvent par le PM, qui doit s’assurer qu’elle correspond bien Ă  ce qui est attendu.

  • GĂ©rer les remontĂ©es clients / Customer success sur le produit

VĂ©rifier les bugs et que ce n’est pas une incomprĂ©hension du produit, crĂ©er un ticket qui explique le problĂšme et le comportement attendu, l’ajouter dans le sprint si c’est urgent, etc 

  • Mesurer l’usage et le succĂšs (ou non) de la fonctionnalitĂ© :

C’est bien beau d’avoir Ă©tĂ© jusque lĂ , mais a-t-on apportĂ© de la valeur Ă  nos utilisateurs ou a-t-on atteint nos objectifs business ? On peut suivre un ou plusieurs indicateurs clĂ©s : sur le nombre de de cours ayant Ă©tĂ© mis en favori, combien ont Ă©tĂ© achetĂ©s aprĂšs ?

VoilĂ  pour la partie Delivery. ThĂ©oriquement, l’ensemble de ces tĂąches reprĂ©sentent les attributions de la fonction de Product Owner (PO). Et si l’on s’en fie aux livres, PO n’est pas un mĂ©tier mais une fonction. C’est une partie seulement du travail de Product Manager. 

Bon, dans la rĂ©alitĂ©, il y a beaucoup de personnes qui occupent le mĂ©tier de Product Owner (et qui ne font d’ailleurs pas que des tĂąches de PO). Donc pour Ă©viter de tomber dans le sempiternel dĂ©bat (stĂ©rile) PO/PM, c’est un mĂ©tier / c’est pas un mĂ©tier
 On laissera chacun et chacune se faire son propre avis sur la question. En vrai, c’est pas trĂšs important tout ça !

Discovery et Delivery forment un cycle en continu (c’est ce qu’on appelle “faire du produit” en fait). Et donc voilĂ , tu as maintenant la vision globale du mĂ©tier de Product Manager !

En rĂ©sumĂ© : Product Manager, c’est ĂȘtre, comme son nom l’indique, responsable de son produit. Ce qui veut dire concrĂštement s’occuper des amĂ©liorations de son produit pour rĂ©pondre aux enjeux stratĂ©giques de l’entreprise et aux besoins utilisateurs (gĂ©nĂ©ralement, les deux vont de pair).
Comment ? En suivant ses indicateurs, en explorant et planifiant son évolution, et en construisant ces nouvelles briques.

😎 Directeur/Directrice produit aka Chief Product Officer (CPO)

C’est le ou la boss du produit au sens large dans ta boite. Cette personne siĂšge souvent au comitĂ© de direction, comme son nom l’indique et a un rĂŽle transverse.

Elle est garante de la vision long-terme et de la stratĂ©gie produit. Aujourd’hui, vous proposez de la mĂ©ditation et du yoga, est-ce que dans 5 ans vous aimeriez proposer un suivi du sommeil ou complĂ©ter la gamme de cours avec de la sophrologie par exemple ? Si c’est le cas, le CPO doit rendre concrĂšte sa vision (en lien avec la stratĂ©gie de l’entreprise) et faire en sorte d’accĂ©lĂ©rer la croissance Ă©conomique des produits.

Pour ça, cette personne doit gĂ©nĂ©ralement s’assurer de diffĂ©rentes choses :

  • Que l’organisation produit fonctionne bien

En feature teams ? C’est-Ă -dire une Ă©quipe autour du yoga, une autre pour la mĂ©ditation et une future pour le sommeil. En impact teams ? C’est-Ă -dire par objectif. Par exemple : augmenter le panier moyen de cours achetĂ©s par utilisateur. À elle de dĂ©cider ce qui fonctionne le mieux !

  • Que les diffĂ©rentes Ă©quipes communiquent et travaillent bien ensemble

Il ne faudrait pas rĂ©inventer la roue, si la team Yoga a dĂ©veloppĂ© un bout de code super performant ou une fonctionnalitĂ© qui cartonne, ça devrait intĂ©resser l’équipe mĂ©ditation.

  • Que les Ă©quipes disposent des outils nĂ©cessaires

Pour suivre la donnée, récolter du feedback utilisateur, rechercher des testeurs, communiquer via son produit, etc.

  • Que les objectifs clĂ©s (aka KPI) sont suivis (et atteints) :

Chaque Ă©quipe pourrait travailler dans son coin sinon et perdre de vue la stratĂ©gie de l’entreprise.

  • Que les besoins clients/utilisateurs soient toujours la prioritĂ© de ses Ă©quipes

Son but, c’est de maximiser la valeur des produits, donc l’organisation doit absolument ĂȘtre orientĂ©e utilisateur.

  • Que les Ă©quipes aient les compĂ©tences pour mener Ă  bien leur mission :

Ce qui peut prendre la forme de coaching ou mentoring en interne, de formations ou de conception d’un parcours carriùre.

  • Que l’équipe produit soit suffisamment staffĂ©e

Autrement dit, anticiper les futurs besoins en compĂ©tences
 et recruter ! Ce qui peut aussi passer indirectement par l’instauration d’une marque employeur attractive et la participation Ă  des confĂ©rences pour la faire connaĂźtre par exemple.

Comme tu le vois, la mission est relativement large et, comme toujours, le pĂ©rimĂštre d’action dĂ©pend de l’entreprise et de son contexte.

Ce sont souvent des ancien·nes PMs avec de l’expĂ©rience qui se retrouvent Ă  des postes de CPO. Parce qu’au-delĂ  de structurer et organiser les Ă©quipes produit, le ou la CPO va les aider Ă  prendre de la hauteur sur leur produit et les aider Ă  rĂ©soudre leur blocage.

En gros, quand tu as la tĂȘte dans le guidon sur un sujet et que tu tournes en rond, c’est le mec ou la nana qui va te faire sortir de l’orniĂšre en tranchant une dĂ©cision. C’est notamment pour ça qu’il s’agit d’un rĂŽle de leadership avant tout.

En résumé : le ou la CPO doit faire en sorte que les équipes puissent travailler efficacement en leur apportant un cap, matérialisé par des objectifs et des moyens pour y arriver (outils, conditions de travail, organisation, montée en compétences etc.)

🎹 Product Designer, les pros de l’expĂ©rience utilisateur

Depuis que papy m’a achetĂ© une lampe “design” pour lire au lit, il croit que le product designer est celui qui dessine les produits et choisit les couleurs


Mais c’est vrai que le mot design en français n’a pas du tout la mĂȘme signification que dans les pays anglo-saxons. LĂ -bas, design veut dire “concevoir”. Et c’est bien lĂ  le rĂŽle des Product Designers : concevoir la meilleure expĂ©rience possible pour l’utilisateur avec ton produit. Ils sont responsables de l’UX (User eXperience) et l’UI (User Interface).

Si tu tĂ©lĂ©charges RELAXMAX, et que tu ne comprends pas oĂč t’inscrire, ou acheter un cours, oĂč lire des conseils, c’est certainement que l’UX n’est pas optimale et tu vas rapidement perdre ton utilisateur, qui ira voir si l’herbe est plus verte ailleurs.

ConcrĂštement, ils travaillent sur ces sujets : 

  • La recherche utilisateur : 

Les product designers la mĂšnent souvent en duo avec les PM. Ces derniers doivent donner un maximum de contexte et briefer les Product Designers sur le problĂšme Ă  rĂ©soudre pour l’utilisateur.

Si les PM sont les mieux placĂ©s pour dĂ©celer les frictions et problĂšmes des utilisateurs car ils sont le point d’entrĂ©e pour les retours business notamment, les product designers doivent  comprendre, au mĂȘme titre, qui sont les utilisateurs et leurs besoins pour dĂ©velopper de l’empathie et imaginer comment les satisfaire.

  • Des parcours maquettĂ©s :

Ils ou elles conçoivent des parcours utilisateurs avec des outils comme Figma ou InVision et prototypent des solutions. 

Disons qu’aprĂšs la phase de recherche utilisateur, on se rend compte que les yogi n’arrivent pas Ă  trouver la fonctionnalitĂ© pour mettre leur cours en favori. Le ou la designer va faire une proposition pour la rendre plus visible, ou la positionner Ă  un autre moment du parcours. C’est aussi sur la base des maquettes que les intĂ©grateurs et dĂ©veloppeurs front vont s’appuyer pour dĂ©velopper le produit.

  • Prototypes et tests Utilisateurs :

Le ou la product designer pense avoir “cracker” le problĂšme. Ses collĂšgues lui disent : “Ah oui c’est trop bien” (mais ils avaient dit ça aussi la premiĂšre fois). Donc pour ĂȘtre un peu plus sĂ»r, on va mener des tests avec des VRAIS utilisateurs, pour voir en direct comment ils rĂ©agissent avec le produit et s’ils arrivent Ă  mettre leur cours en favoris. On ne leur pose pas la question, on les observe.

Si 4 personnes sur 5 ne voient toujours pas comment s’y prendre, on itùre à nouveau.

  • Benchmark :

A l’instar des autres mĂ©tiers produits, les product designers vont aussi voir ce que fait la concurrence, directe ou indirecte. 

Aussi bien pour l’UX : il y a des pros de l’expĂ©rience utilisateur (coucou Netflix), qui ont rĂ©ussi Ă  trouver des solutions simples, pourquoi rĂ©inventer la roue ? Que pour l’UI : les designers travaillent souvent avec des fichiers d’inspiration visuelle pour construire leurs maquettes.

  • Design system :

Tu imagines l’appli RELAXMAX avec un fond rouge pour t’accueillir, un bouton vert, une police Arial Black, et puis la page de conseils rose, avec des boutons jaunes
 Tu vois oĂč je veux en venir ? Ça piquerait les yeux et les utilisateurs iraient mĂ©diter ailleurs.

Les designers doivent donc s’assurer que leur parcours visuel est cohĂ©rent dans leur produit, mais aussi Ă  travers les diffĂ©rents produits de l’entreprise. On a envie que notre utilisateur garde des repĂšres quand il passe de l’appli yoga Ă  l’appli mĂ©ditation. Pour ça, il faut un design system, avec des composants rĂ©utilisables et une documentation.

En rĂ©sumĂ© : Les designers conçoivent et amĂ©liorent l’usabilitĂ© et l’interface des produits. Ils doivent faciliter la vie de leurs utilisateurs grĂące Ă  une expĂ©rience homogĂšne et sans friction.

🚀 Product Marketing Manager, responsable de l’adoption du produit

“Si votre produit n’est pas adoptĂ© aussi rapidement que vous l’espĂ©rez, alors, c’est que vous avez besoin de product marketing”. C’est pas nous, c’est Martina Lauchengco qui le dit. LA rĂ©fĂ©rence du Product Marketing, qui a Ă©crit le bouquin Loved et accordĂ© une interview au Ticket (lien). 

Eh oui, ce n’est pas tout de faire un bon produit ou de dĂ©velopper une super nouvelle fonctionnalitĂ© : si les utilisateurs ne sont pas au courant ou ne sont pas formĂ©s / accompagnĂ©s, ça fera sĂ»rement un flop.

C’est pour ça que le Product Marketing Manager existe : cette personne est responsable de la stratĂ©gie “Go-to-market” du produit, autrement dit du plan de lancement d’une nouvelle fonctionnalitĂ© ou d’un produit. 

On aime la façon dont Martina Lauchengco raconte ce rĂŽle : “La personne au product marketing est le “Yin du go-to-market” par rapport au PM, qui est le “Yang du produit”. 

Ça consiste en quoi concrùtement ?

  • ReprĂ©senter les insights consommateurs et marchĂ© :

La ou le product marketing manager est proche des Ă©quipes business et customer success pour rĂ©cupĂ©rer du feedback sur le produit. Mais il ou elle doit aussi faire de la veille sur le marchĂ©, en France et Ă  l’international, pour dĂ©celer des tendances et identifier des opportunitĂ©s. 

Une nouvelle pratique du yoga est en train de naĂźtre en ThaĂŻlande ? Ça vaut sĂ»rement le coup de s’y intĂ©resser et peut-ĂȘtre de chercher des professeurs français avant que le marchĂ© soit inondĂ©.

  • Pitcher la proposition de valeur unique : 

Le fameux “WHY” (coucou Simon Sinek). Pour ça il doit connaĂźtre le marchĂ© de son produit sur le bout des doigts, ses concurrents et ce qui le diffĂ©rencie des autres. 

“Vos cours de mĂ©ditation dans une application” : ça ne sonne pas trĂšs unique ni sexy.

“Laissez vous guider 5 minutes par jour grĂące Ă  RELAXMAX” : c’est pas encore fou, mais on tient dĂ©jĂ  un peu plus quelque chose. 

Ce message est important car il sera décliné dans les différents contenus Produit, supports de communication et autres guides pédagogiques.

  • Construire l’offre produit : 

StratĂ©gie de prix, de distribution, les partenariats Ă  mettre en place, etc. C’est sa responsabilitĂ©, en lien avec les objectifs business de l’entreprise.

Est-ce qu’on propose quelques cours de yoga gratuits avant de faire payer l’utilisateur ? Est-ce qu’on a une version freemium et des fonctionnalitĂ©s que l’on peut dĂ©bloquer en payant ? Si oui, quelles fonctionnalitĂ©s ? 

  • S’assurer de l’adoption et la comprĂ©hension de la nouvelle fonctionnalitĂ© :

Le ou la product marketing manager sera amenĂ© Ă  animer des formations et/ou webinaires (dans le B2B), prĂ©voir des product tour pour onboarder les utilisateurs sur la nouvelle fonctionnalitĂ©, prĂ©voir la communication dans l’application, etc. 

Il doit aussi ĂȘtre â€œĂ©vangĂ©liste” et rĂ©flĂ©chir Ă  comment inciter d’autres personnes Ă  raconter l’histoire du produit : consommateurs, presse, influenceurs, communautĂ©s, commerciaux etc.

  • Suivre les indicateurs clĂ©s : 

La data est l’amie du PMM, pour mesurer l’atteinte des objectifs et rectifier, ajuster le tir au besoin. Tout comme les product managers, les PMM ont des indicateurs clĂ©s de rĂ©ussite pour suivre : l’usage du produit, le nombre de dĂ©mos demandĂ©s ou d’essais gratuits commencĂ©s puis convertis par exemple.

En rĂ©sumĂ© : Le Product marketing manager, c’est le ou la storyteller du produit avec une forte appĂ©tence business.

🧰 Product Ops, les “PM de l’organisation”

Ops, c’est le petit nom pour “opĂ©ration”. Les Product Ops sont un soutien sans faille aux Ă©quipes produit. C’est un rĂŽle transverse pour “crĂ©er le meilleur contexte et les meilleures circonstances pour permettre aux Ă©quipes produit de travailler efficacement”. (c’est Antoine ClaudĂ©-PĂ©nĂ©gry de France TV qui nous l’avait dit dans notre dossier Product Ops, et on trouve que c’est bien dit).

C’est du Product management en interne, avec des utilisateurs qui sont tes collùgues.

Ses missions :

  • Faciliter la communication inter-services : 

Il doit proposer des solutions aux Ă©ventuels problĂšmes de communication entre le produit, dĂ©veloppement, marketing, design et les autres parties prenantes, afin d’aligner les Ă©quipes pour que tout le monde travaille dans le bon sens. Son approche se doit d’ĂȘtre pragmatique et scalable. Si le PM de la team Yoga n’arrive pas Ă  avoir des remontĂ©es du marketing sur les campagnes, si les designers ne se sentent pas Ă©coutĂ©s, si les devs’ ont l’impression d’ĂȘtre des exĂ©cutants, le product Ops doit se saisir de ces problĂšmes.

  • Optimiser l’organisation du produit

CrĂ©er un processus d’onboarding des nouveaux PM, une Ă©quipe d’experts transverses, clarifier un parcours carriĂšre, refaire les grilles de compĂ©tences, chapeauter les sujets produits transverses, agrĂ©ger les besoins, etc. En fonction des besoins de l’entreprise, les missions du product ops sont variĂ©es. A lui d’ĂȘtre crĂ©atif et de proposer des idĂ©es et solutions aux difficultĂ©s rencontrĂ©es par les Ă©quipes.

  • Outiller les Ă©quipes : 

C’est l’équipe Ops qui benchmarke les outils et choisit les plus adaptĂ©s pour les Ă©quipes, afin d’automatiser des processus, collecter de la data et du feedback utilisateurs, communiquer sur son produit, etc. Que ce soit l’équipe Yoga ou l’équipe mĂ©ditation, toutes deux ont besoin de tracker des comportements utilisateurs. Il existe une multitude d’outils pour faire ça, les Ops trouveront le meilleur pour rĂ©pondre aux besoins des Ă©quipes, et ils les formeront sur ces outils pour les rendre autonomes.

En rĂ©sumĂ© : C’est le chef d’orchestre de l’organisation. Si le poste n’est plus nouveau, il se construit encore.

“C’est bon, on a fini ?” Oui, mais on n’est pas Ă  l’abri de voir de nouveaux Product XXX dans les prochains mois/annĂ©es.

De nouveaux postes émergent déjà :

  • Product Data (pas vraiment nouveau, mais de plus en plus de boĂźtes embauchent ce type de profil spĂ©cialiste)
  • CTPO (Chief Technical Product Officer)
  • Product Builder, etc.

Si tu veux te former ou en savoir (encore) plus, voici nos pages ressources qui centralisent l’info en un seul endroit:

S'abonner Ă  la Newsletter du Ticket
Suivre LeTicket sur Linkedin

Sur le mĂȘme thĂšme

Le Ticket est le mĂ©dia du product management, créé par et pour les Product Managers, afin de se former et s’informer sur la culture produit.
Et dĂ©conner un peu aussi (on n’est pas des machines).


© ÉditĂ© avec passion et panache par Tanchet MĂ©dia, SAS au capital de 1 000 € depuis 2020
N° de commission paritaire : 1124 X 95032 ‱ Directeur de publication : KĂ©vin Deniau